San Francisco : une ville divine dans une baie angélique

Ouf ! Nous voici enfin de retour dans notre petit nid douillet !  Après avoir passé un noël aussi génial que glacial au pays du Père-Noël, Aurélie et moi avons décidé de commencer l’année 2017 sur les chapeaux de roue en partant à la conquête d’une ville mythique. Elle a vu fleurir le « Summer of Love », les années hippies, les grands poètes de la Beat Generation ; elle possède un climat unique au monde, draine un foisonnement métissé d’arts, de cultures, de sciences et s’impose depuis des années comme capitale mondiale de la culture LGBT, j’ai nommé : San Francisco !

Quand on arrive en ville…

Vous connaissez cette chanson ? « If you’re going to San Francisco… ». Elle met à l’honneur une ville que je considère désormais comme comptant parmi les plus belles du monde. Déjà, à notre arrivée, nous avons pu constater une chose que beaucoup de gens nous avaient dit mais à laquelle nous avions du mal à croire : tous les jours, à la même heure, vers la fin de l’après-midi, un brouillard épais tombe sur la ville, et les rues ne sont plus que de vagues silhouettes à travers le coton. On se croirait dans un film ! C’est vraiment une expérience incroyable.

Il faut savoir aussi que le climat de San Francisco est très particulier : en effet, lorsqu’en été il fait 40°C (104°F) à Los Angeles, qui n’est pourtant située qu’à 6 heures de voitures (une balade à l’échelle de la Californie !), la belle Frisco (nom affectueux que lui ont donné les habitants) jouit d’un bon petit 25 ou 30°C, qui baisse parfois jusqu’à 10°C la nuit ! Personnellement, j’aime quand il ne fait pas trop chaud, alors j’ai trouvé ça génial. Aurélie préfère quand il fait bien chaud, y compris la nuit, mais elle-même reconnait que 40°C et ce, 24 heures sur 24, ça fait un peu beaucoup !

La ville dans la baie

« The city by the bay », autre surnom célèbre prêté à la ville, est très juste. On traverse la ville depuis Market Street, le quartier d’affaire situé en plein centre, puis on marche une bonne petite heure dans les rues impeccablement ordonnées et quadrillées, contrairement à nos rues françaises. D’ailleurs, à ce propos, saviez-vous que, mis à part certaines exceptions, les rues de San Francisco (et de toutes les villes aux États-Unis) suivant un axe nord-ouest sud-est sont désignées par des chiffres (first street, fifth avenue…) et que celles suivant l’autre axe, donc, nord-est sud-ouest, portent des noms normaux ? Ça peut paraître bizarre comme ça mais en fait, c’est très pratique pour s’y retrouver ! De plus, comme les rues sont en ligne droite, il suffit d’aller… tout droit !

Ainsi, il nous a suffi de suivre la Franklin Street depuis Market Street en traversant le quartier de Japantown, plus vieille enclave asiatique de San Francisco et même du pays, et nous sommes arrivés directement dans le Marina District ! Alors là, nous avions l’embarras du choix. Le célèbre Pier 39, près du Fisherman’s Wahrf, juste en face de la prison d’Alcatraz entourée par les eaux, nous tendait les bras ! Nous sommes passés devant le musée Dali et avons mangé des Fish&Chips cuisinés sur place et dont les touristes raffolent.

Shot from Fisherman's Wharf in San Francisco looking up the hill. Used the longer lens to flatten out the perspective. Looks more crowded than it is. ISO 100, 117mm, f7.1, (1/6, 1/25, 0.6) HDR blended in Photomatix and tonemapped using Details Enhancer. Imagenomics Noiseware noise reduction. Used Nik Viveza to remove the HDR glow of the buildings against the sky. Tonal Contrast to add local contrast, Nik Skylight Filter to add light and warmth and curves.

Bref, nous avons parlé avec quelques locaux, un couple homosexuel âgé de 65 ans vraiment adorable qui nous a expliqué que nous étions là à la pointe de la ville, en plein cœur de la baie de San Francisco. C’était un peu difficile de suivre tout ce qu’ils nous disaient avec leur accent californien typique, mais de ce que j’ai pu comprendre, à l’Est il y a la région d’Oakland, et au nord, après Alcatraz, (visiter ici) il y a… la baie de San Pablo. Alors que pourtant, nous sommes entourés par l’océan ! En réalité, la baie est immense et il est difficile de concevoir les distances à l’œil nu.

Haight Ashbury

Pour l’occasion, Aurélie avait ramassé une fleur sur la pelouse du Golden-Gate Park, à deux doigts du célèbre pont rouge, et l’avait glissée dans ses cheveux : une charmante façon de faire honneur à la légende des hippies qui ont rêvé de changer le monde à cet endroit précis au cours de l’été 1967. Nous sommes donc allé à Haight-Ashbury, qui tient ce nom du croisement de deux rues éponymes, Haight Street et Ashbury Street (oui, il s’agit d’une exception à la règle du chiffre/nom !).

Là, nous avons vu des magasins qui vendaient divers ustensiles destinés à l’inhalation, à l’aspiration ou à l’ingestion de substances en tous genres, dont nous vous laissons deviner la nature… ils vendaient même des herbes psychotropes et hallucinogènes ! Difficile de dire si c’était légal, mais au vu des façades d’immeubles décorées de fresques psychédéliques absolument envoûtantes, et au vu du nombre de personnes qui, allongées dans l’herbe, semblaient voir la vie d’une autre manière, il semblerait que la police de San Francisco fasse preuve d’une certaine tolérance…

San Francisco Haight Ashbury

Nous avons aussi déniché une librairie, dont la devanture s’étendait dans le soleil couchant (car oui, la nuit tombait déjà !). Le libraire parlait un français excellent ! Il nous a raconté que son père avait connu et même fréquenté le célèbre poète, romancier et aventurier Jack Kerouac. Nous étions sciés ! Après une discussion passionnante et deux recueils achetés, un de Henri Miller et un de Allen Ginsberg, nous sommes retournés à l’hôtel et avons fait nos adieux à San Francisco.

Quoi qu’il en soit, nous sommes rentrés changés de ce voyage incroyable et ne pouvons que vous recommander de vous y rendre. Il faut compter deux bonnes semaines au moins pour vraiment s’imprégner de la culture et visiter l’infinité de lieux rares et insolites que San Francisco a à offrir. Bon voyage !

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